À la mémoire d’un ange La clarté paisible Du jour qui s'attarde Sur notre errance muette Diffuse par la fenêtre Sa mélodie bleue La chaise est vide Devant Fixe impassible une ombre Imprécise Fuyante Sur le mur crépi Un chœur d'oiseau vibre Dehors Invisible présence Multitude éclatée Dans des feuillages épars Poursuit inlassable Festif Un oratorio messianique Le chat s'étire langoureux Sur un rebord tapi Indolent Mine de rien Repus des chaleurs du jour Patte de velours Implacable Sur la mouche Morte Dans le silence purifié De la pièce La voix du violon s'élève Comme une étoile naissante Sur un coussin de brume Sensuelle et claire Filant une note Ravie À la cime de sa tessiture. Y.B. https://youtu.be/WAxQnKeWCJE