À la mémoire d’un ange
La clarté paisible
Du jour qui s'attarde
Sur notre errance muette
Diffuse par la fenêtre
Sa mélodie bleue
La chaise est vide
Devant
Fixe impassible une ombre
Imprécise
Fuyante
Sur le mur crépi
Un chœur d'oiseau vibre
Dehors
Invisible présence
Multitude éclatée
Dans des feuillages épars
Poursuit inlassable
Festif
Un oratorio messianique
Le chat s'étire langoureux
Sur un rebord tapi
Indolent
Mine de rien
Repus des chaleurs du jour
Patte de velours
Implacable
Sur la mouche
Morte
Dans le silence purifié
De la pièce
La voix du violon s'élève
Comme une étoile naissante
Sur un coussin de brume
Sensuelle et claire
Filant une note
Ravie
À la cime de sa tessiture.
Y.B.
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