La jeune fille et la mort La jeune fille contemplait la mer qui se déployait face à elle. Ce moment était plein de douceur et elle en gouttait l’instant présent : le doux bruit des vagues qui vont et viennent sur le sable, le frémissement léger des hautes herbes où elle se tenait debout dans les dunes. Parfois le cri d’une mouette venait troubler sa méditation. Mais elle l’accueillait, sans jugement et l’invitait même à la rejoindre. Cela semblait être un moment d’éternité et pourtant les années passèrent et l’histoire ne dit pas ce qu’est devenu cette jeune fille qui contemplait la mer. Pourtant la mer, elle, est toujours là, caressant inlassablement de ses vagues, cette plage de sable fin. Les éléments naturels nous survivent. Mais nous, nous passons, nous trépassons même… Car la mort est toujours au bout du chemin. Mystérieuse et énigmatique, tel un menhir dressé verticalement vers le ciel, lui aussi debout mais immobile et qui nous prive de la lumière du sole...