Les chamois
Ils s’en vont l’air chagrin à l’appel de la nuit
De rochers en rochers vers l’obscure vallée
Traînant derrière eux des vestiges de vie
Sous des sapins jaunis le linceul de l’été
Ils s’en vont machinaux blessés dans leur orgueil
Sires humiliés déchus seigneuriaux
Franchissant d’un pas mort l’inexorable seuil
Et des hauteurs et des alpestres chapiteaux
Ils s’en vont fièrement mais leur cœur est amer
Vers qui semble un caveau une funeste fosse
Leurs yeux lourds de questions silencieux solitaires
Les chamois à l’automne à l’automne précoce.
Y.B.
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