Les gens

Pourquoi les murs de la ville

Sont-ils si vils

Si hauts

Et si sales ces rues

Places boulevards et avenues

Et où je passe nu

Comme un poisson à contre houle

Avec leurs airs absents

Les gens

Renfrognés ou indifférents

Prompts pétillants ou fatigués

Avec leurs airs folâtres ou crispés

Ridicules constipés

Leur mine de rien

Leur rime à quoi

Les gens

Quelconques ou hautains

Ils marchent ils courent quelque fois

Mais on dirait qu’ils en crèvent

De vivre

Qu’ils en crèvent

Tandis que moi je rêve

Moi ivre

D’un soleil que les murs

Les grands murs de la ville

Si vils si vils

Ont rejeté derrière eux

Avec les oiseaux

Avec le Bon Dieu.

Y.B.

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