Le cavalier de l’aube

À cette heure matinale

Où la lune s’estompe

Arrivait en grande pompe

Du fin fond d’un petit val

Un ange tombé du ciel

Hormis qu’il n’avait pas d’ailes

Seul et complètement nu

Dans le soleil éveillé

D’une joyeuse journée

Qui saluait sa venue

C’était un joli garçon

Sur un cheval de rêve

Qu’il éperonnait sans trêve

D’un furieux coup de talon

Ou cravachait tout à coup

D’une verge de bambou

Pour aller encor plus vite

Foulant un sable désert

Qui volait en poussière

Sous son grand galop d’élite

Soudain comme mû le fier

Par des instincts hobereaux

D’un invisible fourreau

Tirant son sabre de guerre

Il prend un air conquérant

Et lance un défi au vent

Hisse son drapeau d’écume

Et disparaît dans la brume.

Y.B.

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