Quand vivre c’est aimer

Comme une rose éclose à l'aube printanière

Se laisse deviner en son nid de verdure

Sous les plis vaporeux des draps éparpillés

Notre amour se dessine à l'éveil d'aujourd'hui

Et je me dis combien ce jour déjà nous comble...

Que scintille la pluie dans le ciel cotonneux

Qu'un air frais et léger frémissant comme un voile

Par la fenêtre ouverte à l'escale du temps

Vienne chasser la nuit en dissipant sa fièvre

Et je me dis combien il fait bon vivre ici...

Dans tes yeux éblouis noyés encor de rêves

Je lis quelque reproche à l'audace soudaine

De mes regards en coin tu as saisi le sens

Ton corps nu s'abandonne et brille de désir

Et je me dis combien de bonheur nous attend...

Puis se posent mes doigts sur ton visage lisse

Si beau quand il sourit complice et consentant

Ton silence est parole offrande à mes soupirs

À délier le drap je cherche tes caresses

Et je me dis combien il est vain d'hésiter

Quand vivre c'est aimer.

Y.B.

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