Une vigne araigneuse au front d’un mur crépi

Escalade l’été en se tissant des nids

Une mouche égarée le cœur aventureux

Hisse au vent léger sa voile sur l’eau bleue

Une brusque échappée de lièvres effrayés

Par-dessus la fougère effarouche le pré

Un écureuil traqué recouvre sa maison

Ce vieux bailleur de chêne à chausse de buisson

Naïve une hirondelle en son insouciance

Près de matou dormeur fait quelque pas de danse

Quant à moi qui rêvasse en quête de soleil

Par ce temple vivant qui parle à mon oreille

À mes yeux à mon cœur quand l’aurore s’éveille

Seul je vais, savourant ces suaves merveilles.

Y.B.

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