Que vive l'eau rouge

Des pluies d'avril

Si douce

Aux lèvres asséchées

Quand s'effilochent

Les nues moribondes

De l'hiver

Traînant leurs galoches

De misère

Que vive l'eau bleue

Des mers légères

Caresse

Aux ventres nubiles

Quand se referment

Grises paupières

Des silences

Gisant moltonnés

Sous la pierre

Que vive l'eau verte

Au gré des champs

Surgie

Des limbes de l'été

Quand tu déplaces

Le cours de mes nuits

Et m'éveilles

Riant à ce jour

Qui renaît.

Y.B.

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