Sous le pont qui fige nos absences

Le temps file sa cadence

À mesure de nos pas

L’oubli se love

Au creux d’un silence

Frémissant d’eau

Sous la voûte immobile

L’indicible murmure

De la vie s’écoule

À mi-chemin de nous

Mais nous sommes vides

De ce sang qui abonde

Affleure à nos pieds

Posés là sur la pierre

Ce soir j’irai porter

Aux berges mes regards

Et baigner mon front

D’une onde ingénue

Sous l’aile d’un saule pensif

Je fixerai la lune

Et le dernier éclat du vertige

Au crépuscule.

Y.B.

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