Le pianiste

Quand la lumière se tait

Dessous un voile de silence

Que l'heure où l'artiste renaît

Point au cœur de l'impatience

Comme une étoile du matin

Surgie des clameurs de la foule

Sauve d'un sourire divin

L'esprit des griffes de la houle

Quand il fait vivre de ses doigts

De caresses en soubresauts

L'objet d'amour nu de ses bois

Étincelant comme un joyau

La lèvre au souffle impénétrable

Les yeux tout chargés de mystère

Il semble un mage invulnérable

Aux confins d'un autre univers

Mais c'est pour nous qu'il est venu

Seul désormais face à lui-même

Ce serviteur de l'absolu

Qui charme les regards et sème

À la brise des cœurs ouverts

La vie des sons multicolores

La danse de l'imaginaire

Où tous peuvent entrer dès lors.

Y.B.

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