La pluie

Le spleen

Des gouttes qui meurent

Sur les toits décharnés d'une ville assourdie

Le sang

La peur

Des balles qui trouent

La façade des étoiles

Poètes amères

Par tant de vaines turpitudes

Les feux de la haine

Ont fait pâlir de honte

Les dieux de vos cénacles

Convoquez l'ange ennemi

Des rancœurs de l'histoire

L'ange au sourire immuable

Sur le visage des morts

Accourez Rimbaud Prévert

Et autre Paul Eluard

Au rendez-vous manqué

D'un golfe ensanglanté

Alors peut-être bien qu'allongé quelque part

Entre ciel et terre

Rêveur

Tête nue

Dans ce trou de verdure

Où chante une rivière

Je dormirai tranquille.

Y.B.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Un nouveau départ

Réflexion

Inde