Sonnet au Temple 

Une vigne araigneuse au front d’un mur crépi

Escalade l’été en se tissant des nids.

Une mouche égarée, le cœur aventureux,

Hisse au vent léger sa voile sur l’eau bleue.

 

Une brusque échappée de lièvres effrayés

Par-dessus la fougère effarouche le pré.

Un écureuil traqué recouvre sa maison,

Ce vieux bailleur de chêne à chausse de buisson.

 

Naïve une hirondelle, en son insouciance,

Près de matou dormeur fait quelque pas de danse.

Quant à moi qui rêvasse en quête de soleil,

 

Par ce temple vivant qui parle à mon oreille,

À mes yeux à mon cœur, quand l’aurore s’éveille

Seul je vais, savourant ces suaves merveilles.

Y.B.

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