HIVERNAL

La froidure hivernale

Frappe à la porte du soir

Insistante

Pénétrante

Avec ses dents de glace

Le vent du nord saisit au vol

L'oiseau qui s'égare

Dénudés sont les arbres

En bordure des près

Leurs bras entrelacés

Quadrillent un ciel pâle

Où de vagues nuages

Vont en triste cortège

Un semblant de soleil

À l'annonce de son déclin

Une dernière fois contemple

Ce coin de terre qui lui échappe

Et la campagne dépeuplée

Se vêt d'une couleur métal

Bientôt le silence de l'être

À l'heure agonisante

Dira mieux que quiconque

Le goût de miel amer

Au sursis de l'attente.

Y.B.

Mes secrètes saisons (1998)

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