La Rue

Le jour se meurt sans bruit la rue s'apprête à vivre

Un coin de ciel obscur abrite sa prière

Offrant à ses passants des dessins de lumière

Un réverbère noir attend qu'on le délivre

Des fenêtres parvient la rumeur vespérale

Des parfums mélangés d'épice et de marée

Planent oisivement au dessus des tablées

Qu'envahissent le soir les foules estivales

Parfois la mélodie de quelque troubadour

Apaise les passions fait taire les discours

À mesure qu'il chante un songe se révèle

Qui monte vers des nues de verdure et s'y perd

Ses vocalises sont les vagues de la mer

Une voile qu'on tend le bruit de sa vielle.

Y.B.

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