Il a suffi que tu pleures sa mort

Pour qu'à moi-même je meure

Qu'une larme

Sur ta joue cristallise

Et qu'une frange humide et blonde

À l'orée de tes yeux assombris

Retombe ainsi qu'une espérance

Aux affres de la nuit

Pour que naisse en moi

Ce désir de t'y arracher

Et que mes bras avides d'étreintes

Par tant d'appels suppliants

S'épuisent à dérober

Ton être au marbre du néant.

Y.B.

Filigrane (1989)

 

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